Le 1er mai 1951, sur l'ordre de Paris, un groupe de quatre hommes (Voguet mécanicien, Gressard médecin, Lassus radio, Gaillard météo) quitte la Station Centrale avec deux weasels, pour descendre à la côte ouest, avec mission d'y effectuer un certain nombre de transports et de travaux destinés à assurer le succès de la nouvelle campagne d'été.

Ce groupe emporte comme essence de route la réserve de sécurité de 1000 litres. Il ne reste plus alors dans les soutes de la Station que 19 jerrycans d'essence et 20 jerrycans de pétrole pour une consommation journalière moyenne d'un jerrycan de chaque carburant. La Station n'a donc plus devant elle qu'une vingtaine de journées d'existence assurée et le personnel restant (Bedel, Dill, Izabelle météos, Daumas radio, Dumont mécanicien-électricien) n'a même plus la possibilité de l’évacuer.

Le groupe Voguet rencontre dans sa descente des conditions sévères (mauvais temps ininterrompu, température encore basse, -45°C).

Le 25, à 20h30, heure locale, la jonction est faite avec l'expédition venant France.

A la Station Centrale, après l'expérience de l'automne, pour conserver une certaine sécurité en cas de retard du ravitaillement, la consommation d'essence est fortement réduite par compression des liaisons radio ramenées au strict minimum (trois liaisons hebdomadaires avec Paris). Pour économiser le chauffage, toutes les radio-sondes nécessaires pour le mois sont étalonnées du 1 au 3 mai. Le chauffage de la cabine de météo-physique est alors arrêté, et le récepteur de radio-sondage est installé dans la cabane d'habitation. Ainsi le travail scientifique peut continuer et le personnel profite du minimum de chauffage fourni par les lampes à pétrole, nécessaire au fonctionnement des appareils. Il fait + 2°C à 1m60 au dessus du plancher, c'est-à-dire que les intérieurs de bottes n’arrivent plus à sécher.                Le 16 mai au soir, la situation commence à devenir sérieuse à la Station Centrale qui n'a pas encore été ravitaillée et ne que dispose plus que de 13 jerrycans de pétrole et 11 d'essence. A la demande du groupe d’été et après des contacts établis lors de son passage en Islande avec les autorités américaines, un ravitaillement de secours est enfin effectué par deux appareils de l'U.S. Air Rescue,  venus de BW1 (20 jerrycans d’essence, 20 de gas-oil et deux cartouches de cigarettes).

DC4

gdc4

gdc5a

 

 

gdc3

Parachutage au Groenland AParachutage au Groenland B

Un 33 T (1953) dans lequel Paul Emile Victor nous raconte un parachutage au Groenland.
25 mn comme si nous étions....

Du 11 au 17 juin, "black-out" radio complet; aucune liaison possible avec l'Islande, où le représentant de l’expédition chargé des parachutages commence à s’inquiéter.
Les essais pour ravitailler le Groupe Bleu, le Groupe Séismique Bleu de Joset.

Mission sera remplie avec un rendez vous prévu15 jours plus tard dans la région du Mont-Forel
Jour de l'accident mortel d’A.Joset et J. Jarl
tombés dans une crevasse.
Quelques articles de presse ont aussi relatés ces opérations.