Bernard Izabelle météorologiste

17 novembre 2006

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Il y a quelques années, je me suis souvenu qu'il y avait un explorateur polaire dans ma famille.

Un oncle du grand froid, une légende à lui tout seul.

Enfant, j'ai été bercé par les nombreuses histoires que me racontait mon père à son sujet. Je l'imaginais alors tel Jack LONDON dans le grand nord. Mais adulte je me devais de partir sur la piste de celui qui allait m'apporter tant d'émotions et de joies. Qu'était-il devenu? Qu'avait-il fait exactement?

Ces différents articles sont le résultat de plus de dix années de recherches, de nombreux courriers et de rencontres fabuleuses: Les anciens des Expéditions Polaires Françaises, Gaston Rouillon, Jean Louis Etienne, Georges de Caunes et tant d'autres.

Tout cela m'a amené à entrer en contact avec un homme fatigué par une vie peu ordinaire mais riche en souvenirs et j'ai alors retrouvé un oncle merveilleux, celui de mon enfance. Certes, il avait un peu perdu de son français mais restait le romantique de ses 20 ans et le passionné de Shubert.

Il a depuis longtemps jeté son sac dans l'hémisphère Sud, mais il me manque tant.

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18 novembre 2006

La genèse

Originaire du Pays de Caux et issu d'une famille nombreuse Bernard IZABELLE a toujours été attiré par les nouveautés :

L'aviation, la météorologie le passionnaient et rapidement après la deuxième guerre mondiale il décide de rejoindre la météorologie nationale, et par la même occasion l’aérodrome du Madrillet en banlieue rouennaise. Pour un passionné d’aviation, cela est inespéré.

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Il lui arrive de suivre la voie de chemin de fer Rouen-Le Havre, et ainsi de venir raser la cime des arbres et frôler le clocher de l’église de Manneville berceau de son enfance.

Météorologiste et breveté pilote son avenir allait basculer sur un culot monstre. Il allait tout simplement rejoindre les Expéditions Polaires Françaises qu'avait fondées Paul Emile Victor en 1947.

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Un peu d'histoire

1934, Paul-Emile Victor découvre le Groenland. Il a obtenu du Dr J.-B. Charcot d'embarquer sur le Pourquoi Pas ?

1933

Avec trois compagnons, le Dr Robert Gessain, Michel Perrez et Fred Matter, ils passent l'hiver à Ammassalik, sur la côte est où ils effectuent des travaux d'ethnologie et des observations géophysiques.

Ils repartent l'année suivante afin d'accomplir, à pieds et en traîneau à chiens, la traversée de l'inlandsis groenlandais, d'ouest en est, de Christianhaab à Ammassalik.

Le Danois Eigil Knuth a remplacé Fred Matter. P-E. Victor restera au Groenland où il passera l’hiver 1936-1937, adopté par une famille esquimau, à Kangerdlugssuatsiak, à 250 km au nord d'Ammassalik. De cette première période, P.-E. Victor a rapporté un abondant matériel ethnographique qui alimentera durant de nombreuses années les salles du musée de l'homme au Palais de Chaillot.

Il a aussi de nombreuses interrogations de nature géophysique :

Quelle est l'épaisseur de la calotte glaciaire ?

Quel est le profil du socle rocheux ?

Cette masse de glace, témoin de la dernière glaciation, est-elle en équilibre ?

Quel rôle tient l'inlandsis groenlandais dans la climatologie de l'atlantique nord ?

La période de l'après guerre est difficile (France dévastée, ravitaillement difficile,..) mais le Conseil des ministres approuve l'idée le 28 février 1947 (date retenue comme la naissance des Expéditions Polaires Françaises) et charge P-E. Victor de les mettre en oeuvre.

Les Expéditions Polaires Françaises - Missions Paul-Emile Victor sont mise en place en quelques mois.

Le Président de la République, Vincent Auriol, accorde son Haut Patronage, l'Assemblée Nationale vote les crédits, l'Académie des Sciences établit les programmes de recherche.

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La traversée

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Mais il faut maintenant retrouver notre cauchois sur le point de partir pour une mission qui le marquera toute sa vie.

 

 

 

 

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Il sait que cette agitation sur le port de Rouen en ce 13 Avril 1950, sera son dernier lien avec la France. Souhait véritable ou obligé lui seul le sait........ 

 

A 13H15 exactement, notre météorologiste quitte le port de Rouen à bord du Hillevaag

 

L’Expédition au Groenland 1950 a pour buts principaux d'intensifier les observations scientifiques entreprises au cours des années précédentes et d'évacuer le groupe d'hivernage de la Station Centrale 1949-1950 afin de le remplacer par un nouveau  groupe d'hivernants dont il fait parti.

La campagne au Groenland 1950 comporte 160 tonnes de matériel.

 

 

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Plusieurs escales ont lieu au cours de la traversée afin d'effectuer des observations scientifiques, et pour des raisons techniques:

A Ayr (Ecosse), du 16 au 19 avril 1950, mesures gravimétriques.

A Reykjavik et à Keflavik (Islande), du 26 au 29 avril, mesures gravimétriques et débarquement des 90 tonnes de matériel destinées à être parachutées au cours des opérations au Groenland.

A lvigtut (Groenland du Sud), du 6 au 24 mai, un mouillage est organisé après la perte de l'hélice du Hillevaag et dans l'attente du Force qui vient le remplacer.

 

En effet, le Hillevaag, qui double le cap Farvel le 4 mai 1950, heurte en pleine vitesse, dans la nuit du 4 au 5 mai, un amas de glaces flottantes. Une fausse manoeuvre provoque la rupture de l'hélice. Le Hillevaag est pris en remorque par le navire polaire danois Tikerak et conduit dans le fjord d'Ivigtut

 

 

 

Le 24 mai 1950, après un séjour forcé qui est mis à profit pour divers travaux et des mises au point de matériel, l'expédition repart, à bord du navire norvégien Force, après avoir transbordé tout son matériel en vingt-quatre heures.

Elle fait une brève escale à Jakobshavn (Groenland) afin d'embarquer vingt-neuf aides esquimaux. Mais lee 28 mai 1950, le navire est arrêté par la glace qui ferme la baie de Quervain, à 5 milles du point de débarquement.

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Vers la Station Centrale

Il est prévu tout d'abord de débarquer le matériel de la relève d'hivernage, trop lourd, trop fragile ou trop encombrant pour être parachuté sur l'Inlandsis : groupe électrogène, panneaux de la salle des machines, matériel médical, etc...

Cela est un métier de dockers, plus pénible encore avec les attaques incéssantes des moustiques.

La traversée dure un peu plus d’un mois et c’est un convoi de weasels qui serpente sur le plateau avec comme mission de rejoindre les différents camps déjà établis les années précédentes.

Weasel

La nouvelle équipe d'hivernage qui accompagne le groupe d'été 1950 est toute entière à la Station Centrale le 12 juillet. Elle comprend 9 hommes :

Paul Voguet                          Chef de l'hivernage, chargé des questions mécaniques.

Dr Robert Gressard             Chef assistant et médecin-chirurgien.

Bernard Bedel                      Chef météorologiste.

François Daumas                Chef radiotélégraphiste.

Pierre Dill                              Météorologiste.

Jean Dumont                        Electricien et glaciologue.

Bernard Gaillard                   Assistant météorologiste.

Bernard Izabelle                   Assistant météorologiste.

Robert Lassus                      Radiotélégraphiste.

hivernants

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70°55'03"N - 40°38'22"W et 2 994 m d'altitude

Le passage de consignes commence aussitôt. La relève officielle a lieu le 15 juillet.

 

 

 

 

station

 

Les travaux de remise en état de la Station, entrepris dès le printemps par l’hivernage précédent, sont activement poussés, les observations scientifiques étant jusqu’au 15 août réduites au strict minimum nécessaire à leur continuité.  L’expérience du premier hivernage permet des améliorations notables, plus spécialement dans le domaine de la circulation, de l’aération, de la cuisine, assurant de meilleures conditions de travail.

 

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L’approvisionnement de la Station en matériel largable d'avion, notamment essence et vivres, s’échelonne durant tout l'été en fonction des possibilités de parachutage, priorité étant donnée aux besoins de la campagne d’été.

 

Cela permettra à Bernard néanmoins de fêter ses 22 ans, le 25 juillet 1950 entouré de ses camarades.

 

22 bougies plantées sur un gâteau de riz.

 

 

 

 

 

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L'hivernage

La période appelée "Hivernage" commence en fait le 28 août 1950; date à laquelle le dernier échelon du groupe d'été de l'expédition quitte la Station Centrale pour rejoindre la côte ouest du Groenland et rentrer en France.

Les travaux de remise en état de la station continuent durant plusieurs semaines encore; même durant l'hivernage, les trappes de sortie devront être modifiées et adaptées au niveau du névé perpétuellement changeant; la voûte des couloirs qui s’affaisse, devra être recreusée; les plafonds de la cabane d'habitation et des cabines laboratoires devront être consolidés.

Les observations météorologiques, but essentiel de la Station, les travaux de recherches de glaciologie et de physique atmosphérique, se poursuivent normalement jusqu'au 21 septembre, date à laquelle les hivernants sont informés par un télégramme de Paris que l'avion devant effectuer encore trois vols de ravitaillement pour l'hivernage (comportant notamment 10000 litres d'essence, un moteur et des pièces de rechange pour le groupe électrogène, un important matériel de radio-sondage, et plusieurs tonnes de vivres) vient de s'écraser, en rentrant d’un voyage au Luxembourg, contre la haute calotte glaciaire du Vatnajökull dans le sud-est de l'Islande. L’équipage, seul à bord, s'est tiré sans dommage sérieux de la catastrophe, mais l'appareil est totalement détruit.

Le ravitaillement aérien devenant ainsi fort problématique, un régime d'austérité est instauré à la Station Centrale où toutes dispositions sont prises pour passer l'hiver sans nouveau ravitaillement:  réduction des heures de marche du groupe électrogène, donc du trafic radio, de l'éclairage électrique et de certains travaux, horaire d'activités approprié, rationnement de certains vivres (viande, farine).

Les hommes s'organisent comme ils le peuvent et chacun travaille à ses missions, pour Bernard il devra continuer de faire ses relévés météorologiques.

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La Longue nuit qui ne finit plus

Le 28 août 1950, une bête de couleur fauve, avait été signalée par le dernier convoi du groupe d'été, est aperçue dans les détritus à quelque distance. Elle avait disparu quelques jours plus tard à la suite d'une poursuite infructueuse effectuée avec deux weasels en vue de la capturer pour l’étudier.

Mais le 29 septembre, d'autres traces apparaissent; il s'agit cette fois de six renards blancs qui séjourneront tout l'hiver à proximité immédiate. Ces renards, presque familiers, viennent manger les déchets déversés chaque jour près de la sortie. A la demande des Expéditions Polaires Françaises, le 2 mars 1951, une bête sera abattue et examinée.

Pourtant le 20 novembre 1950, un appareil DC4 parti d'Islande est en vue de la Station, le contact radio établi en phonie. Mais, malgré deux heures de recherches  ininterrompues, l'avion ne  réussit pas à trouver la Station qu'il cherche de différentes altitudes, tandis que la plupart des hivernants demeurent  à l'extérieur pour entretenir de grands feux et observer le ciel. Vers 16 h, l'avion interrompt ses  recherches pour ne pas compromettre gravement la sécurité de son  retour  et reprend la direction de l'Islande avec son chargement. L'échec de cette opération, effectuée dans des conditions  relativement favorables, cause à juste titre une amère déception chez tous les participants, acteurs et figurants, de près comme de loin et les tentatives pour ravitailler la  Station Centrale avant l’hiver sont alors abandonnées. La longue nuit est maintenant installée.

A nouveau, le programme des travaux de l'hivernage doit être modifié, car l'essence, le pétrole et l'huile sacrifiés pour assurer les feux de signalisation indispensables ont encore réduit le précieux stock de carburants.

Durant tout l'hiver, la propagation radio restera médiocre, rendant impossible la liaison en phonie prévue pour Noël avec les familles comme l'année précédente.

La fin du mois de janvier 1951 est marquée à la Station Centrale par le retour du soleil. Mais de fortes tempêtes (30 m/s) se succèdent jusqu'à la mi-février. Le 15 mars, la situation devient sérieuse : épuisement du stock d'essence, à l’exception d'une réserve de sécurité de 1000 litres destinée à permettre la descente de deux weasels jusqu’à la côte ouest en cas d'abandon forcé de la Station; fin du stock de gaz carbonique provoquant l'arrêt des radio-sondages, émissions radio limitées à un seul collectif météo par jour et une liaison hebdomadaire avec Paris.

Le premier ravitaillement aérien a lieu le 31 mars par des conditions difficiles : température -45°C, la surface de névé durcie par le vent. Le largage, effectué de trop haut, occasionne une perte de carburant évaluée à 15%. Cette opération qui aurait dû normalement assurer la "soudure" jusqu’à la campagne d'été 1951 n'apporte à la Station qu'un tonnage restreint: 3200kg de carburants, de produits alimentaires, de matériel de toute nature (notamment 1500 litres d'essence en jerrycans, 60 fûts de vivres, 2 moutons en quartiers, de la farine, des cigarettes et des pièces de rechange pour le groupe électrogène). Elle permet cependant dès le lendemain  d'intensifier l’activité scientifique, le retour des beaux jours rendant possibles de nouveaux vols.

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Espoir ou désespoir.........

Le 1er mai 1951, sur l'ordre de Paris, un groupe de quatre hommes (Voguet mécanicien, Gressard médecin, Lassus radio, Gaillard météo) quitte la Station Centrale avec deux weasels, pour descendre à la côte ouest, avec mission d'y effectuer un certain nombre de transports et de travaux destinés à assurer le succès de la nouvelle campagne d'été.

Ce groupe emporte comme essence de route la réserve de sécurité de 1000 litres. Il ne reste plus alors dans les soutes de la Station que 19 jerrycans d'essence et 20 jerrycans de pétrole pour une consommation journalière moyenne d'un jerrycan de chaque carburant. La Station n'a donc plus devant elle qu'une vingtaine de journées d'existence assurée et le personnel restant (Bedel, Dill, Izabelle météos, Daumas radio, Dumont mécanicien-électricien) n'a même plus la possibilité de l’évacuer.

Le groupe Voguet rencontre dans sa descente des conditions sévères (mauvais temps ininterrompu, température encore basse, -45°C).

Le 25, à 20h30, heure locale, la jonction est faite avec l'expédition venant France.

A la Station Centrale, après l'expérience de l'automne, pour conserver une certaine sécurité en cas de retard du ravitaillement, la consommation d'essence est fortement réduite par compression des liaisons radio ramenées au strict minimum (trois liaisons hebdomadaires avec Paris). Pour économiser le chauffage, toutes les radio-sondes nécessaires pour le mois sont étalonnées du 1 au 3 mai. Le chauffage de la cabine de météo-physique est alors arrêté, et le récepteur de radio-sondage est installé dans la cabane d'habitation. Ainsi le travail scientifique peut continuer et le personnel profite du minimum de chauffage fourni par les lampes à pétrole, nécessaire au fonctionnement des appareils. Il fait + 2°C à 1m60 au dessus du plancher, c'est-à-dire que les intérieurs de bottes n’arrivent plus à sécher.                Le 16 mai au soir, la situation commence à devenir sérieuse à la Station Centrale qui n'a pas encore été ravitaillée et ne que dispose plus que de 13 jerrycans de pétrole et 11 d'essence. A la demande du groupe d’été et après des contacts établis lors de son passage en Islande avec les autorités américaines, un ravitaillement de secours est enfin effectué par deux appareils de l'U.S. Air Rescue,  venus de BW1 (20 jerrycans d’essence, 20 de gas-oil et deux cartouches de cigarettes).

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Parachutage au Groenland AParachutage au Groenland B

Un 33 T (1953) dans lequel Paul Emile Victor nous raconte un parachutage au Groenland.
25 mn comme si nous étions....

Du 11 au 17 juin, "black-out" radio complet; aucune liaison possible avec l'Islande, où le représentant de l’expédition chargé des parachutages commence à s’inquiéter.
Les essais pour ravitailler le Groupe Bleu, le Groupe Séismique Bleu de Joset.

Mission sera remplie avec un rendez vous prévu15 jours plus tard dans la région du Mont-Forel
Jour de l'accident mortel d’A.Joset et J. Jarl
tombés dans une crevasse.
Quelques articles de presse ont aussi relatés ces opérations.

 

 

 

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Tout a une fin

Entre le 10 et le 24 juillet quatre nouveaux parachutages seront effectués. Ils amèneront leurs lots de carburants, de matériel, de légumes frais mais aussi de courrier.

Les premières lettres depuis si longtemps.

Le 4 Août à 15H45, la Station capte et retransmet à Reykjavik les demandes de secours du Groupe Séismique bleu où vient de se produire dans la région du Mont-Forel l'accident mortel d'A. Joset et J. Jarl. Durant les journées qui suivront, la Station Centrale, en veille permanente, servira de relais pour les opérations de sauvetage et les communications entre les groupes en raid très éloignés les uns des autres.

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A la date du 15 août, à 00H00 , l'observation permanente du temps est arrêtée. Seuls les enregistreurs continuent à fonctionner accompagné de quelques mesures complémentaires.

Le 20 août, dernier ravitaillement aérien destiné à assurer le départ général vers la côte ouest: 3500 litres d'essence, 12 jerrycans d'huile, 1 fût de pétrole, 300 kg d'explosifs, une dizaine de colis de ravitaillement frais.

Les transports aériens prévus sont terminés. La station radio fixe est fermée; les appareils sont stockés.

Les derniers jours sont employés à emballer le matériel rentrant en France, et à stocker celui qui reste à la Station.

Le 23 août, les préparatifs de départ étant terminés, la Station est fermée; ses issues ainsi que les différents dépôts extérieurs (glaciologie, mécanique, vivres) sont soigneusement balisés. A 19H00, après une mesure gravimétrique de départ, la Station est abandonnée. Le convoi, qui compte 17 hommes et 10 weasels, prend la direction du Camp VI.

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